Augmentation mammaire par injection de graisse, ce qu’il faut savoir

L’injection de graisse ou lipofilling des seins est une technique d’augmentation mammaire par transfert graisseux sur laquelle nous avons aujourd’hui plus de cinq ans de recul. J’ai été l’un des premiers à le pratiquer en France. Ces années ont permis d’apprendre beaucoup, tant sur la technique elle-même que sur le vieillissement de la graisse injectée et des poitrines ainsi opérées. Retour d’expérience.

Les injections n’augmentent pas le risque de cancer du sein

Premier point établi, toutes les études épidémiologiques menées depuis l’invention de cette technique ont montré que la réalisation d’un lipofilling mammaire n’augmente pas le risque de survenue d’un cancer du sein. Le lipofilling n’empêche pas non plus le bon déroulement des dépistages : il n’y a pas de risque de confusion avec des nodules potentiellement cancérigènes parce que les radiologues sont formés et savent aujourd’hui parfaitement surveiller un sein injecté et lire les tissus graisseux.

Améliorer le résultat des injections de graisse dans le sein

Nous avons aujourd’hui une meilleure connaissance de la cellule graisseuse et de son métabolisme. Ce qui a permis d’améliorer chacune des phases que comporte un lipofilling du sein — prélèvement, lavage-rinçage, centrifugation, injection de la graisse — et d’obtenir des résultats bien meilleurs, plus prédictifs en termes de prise de greffe.

La condition préalable est que la personne opérée doit avoir des zones donneuses de qualité sur lesquelles prélever la graisse en quantité suffisante. On procède alors au prélèvement de la graisse avec des canules fines afin de privilégier le recueil des petites cellules de graisse, qui survivent et “prennent” mieux, de préférence aux grandes cellules plus fragiles.

Sélectionner et préserver les cellules de graisse pendant le lipofilling

La graisse prélevée par aspiration douce, pour ne pas risquer de casser les cellules, est ensuite lavée et rinçée une, voire deux fois, toujours en douceur pour ne pas tuer les facteurs de croissance — la substance protéique qui contrôle et stimule la multiplication des cellules et qui conditionne la prise de la greffe. Et aussi pour ne pas risquer de faire exploser les cellules sous la pression. Le lavage est suivi d’une centrifugation courte — moins d’une minute contre trois à quatre il y a cinq ans — dans des seringues de faible contenance.

La réinjection doit être faite en multiplan — de multiples dépôts par de multiples tunnels — avec des dépôts de faible quantité à différents niveaux. L’ensemble des opérations est donc long et méticuleux et chaque phase joue un rôle important dans le succès final de la greffe. Toutes ces précautions donnent de bien meilleurs résultats ; dans ma pratique je constate que 70 à 90% de la graisse prend, selon les patientes.

Quelle augmentation de volume attendre d’un lipofilling mammaire ?

Le recul et les années de pratique ont permis de tirer d’autres enseignements. Le premier est qu’il ne faut pas “saturer le sein”, afin que la cellule puisse être nourrie par les tissus récepteurs, faute de quoi elle meurt. Lorsqu’on plante un jeune arbre, il faut lui laisser assez de terre et de racines pour l’aider à prendre et ne pas vouloir aller plus vite que la nature.

Une séance d’injection de graisse est indiquée pour une augmentation d’un demi-bonnet. C’est parfait pour remplir le pôle supérieur d’un sein vide après allaitement ou amaigrissement et pour embellir le décolleté. Si on veut aller au delà avec cette technique, il faudra plusieurs séances. C’est possible en espaçant les séances de deux à trois mois. En sachant que le coût d’un lipofilling est plus élevé que celui de la pose d’implants mammaires parce que l’opération est plus longue ; et que pour obtenir un gain supérieur au demi-bonnet, il faudra peut-être une voire deux séances de d’injections en plus.

D’autres bénéfices du lipofilling du sein

Avec l’expérience on sait que la consommation de tabac, en diminuant la vascularisation locale, diminue la prise des cellules graisseuses — les injections de graisse dans les seins peuvent donc être une bonne occasion d’arrêter de fumer sans peine et difinitivement !

J’ai aussi constaté un autre avantage du lipofilling : non seulement il donne du volume et un résultat définitif, mais en plus il améliore la qualité et la beauté de la peau des seins, sans doute parce que l’apport d’une graisse nouvelle nourrit la peau en même temps qu’elle la retend.

Autre avantage du lipofilling, il améliore la qualité et la beauté de la peau des seins

Autre avantage du lipofilling, il améliore la qualité et la beauté de la peau des seins

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Lipolyse laser, solution idéale pour retendre la peau après destruction de la graisse

La lipolyse laser est la technique de référence dans les cas où l’on souhaite détruire de la graisse superficielle, notamment la cellulite graisseuse, en retendant la peau. La lipolyse laser reste relativement peu répandue et je pense que c’est dommage.

Nous sommes peu nombreux à la pratiquer, la technique est longue et méticuleuse, réservée au chirurgien plasticien — la destruction des cellules graisseuses par rayonnement laser doit toujours être suivie par l’aspiration douce des débris. De nombreux chirurgiens préfèrent s’en tenir à la liposuccion, beaucoup plus rapide, alors que les résultats de celle-ci ne sont pas aussi bons sur le plan de la remise en tension cutanée.

Toutes les peaux ne se retendent pas spontanément

De mon point de vue la lipolyse laser est une technique irremplaçable et reste la meilleure, chaque fois que l’on a un doute sur la façon dont la peau va épouser la silhouette et se remodeler après une ablation de la graisse.

En effet, toutes les techniques de suppression de la graisse (liposuccion, cryolipolyse) reposent sur le corollaire suivant : la peau va se rétracter et épouser la nouvelle silhouette.

Or ce corollaire n’est pas garanti pour différentes raisons :
- nous n’avons pas tous la même élasticité cutanée ;
- l’âge et les grossesses entraînent souvent une perte de l’élasticité de la peau ;
- la tonicité diffère selon les zones, par exemple la peau est plus flasque en face interne des bras et des cuisses ;
- la présence de cellulite gêne la rétraction cutanée.

La lipolyse laser par son effet thermique, non seulement permet une fonte des tissus graisseux, mais aussi et surtout — en entraînant un remodelage des fibres de collagène — améliore la rétraction spontanée de la peau.

La lipolyse laser, particulièrement indiquée pour traiter la cellulite des cuisses

J’estime que la liposuccion est la meilleure technique pour retirer définitivement la graisse, mais qu’elle n’est pas suffisante pour garantir la bonne rétraction de la peau.

C’est précisément l’intérêt majeur de la lipolyse laser d’être la seule technique qui, jusqu'à un certain seuil, est capable d’améliorer le relâchement cutané (bien entendu, si le relâchement cutané est trop important seule une intervention de lifting de cuisses sera indiquée). 

L'association de la liposuccion superficielle et de la lipolyse laser est pour moi la meilleure combinaison de techniques pour un traitement de la cellulite optimal.

Retendre la peau, souvent plus flasque en face interne des cuisses

Retendre la peau, souvent plus flasque en face interne des cuisses

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Les vacances, une bonne période pour s’occuper de soi

Les vacances en général, et l’été en particulier du fait de la longueur des congés, sont une période propice aux actes de médecine et de chirurgie esthétiques. Je note d’ailleurs ces dernières années plus de demandes à cette période.

Le double avantage d’une chirurgie esthétique estivale

Profiter des congés d’été pour se faire opérer est une bonne idée et on me le demande de plus en plus souvent. Les patientes veulent en effet de moins en moins s’absenter de leur travail. Elles souhaitent aussi que leur rajeunissement du visage, leur changement de silhouette ou de poitrine passe inaperçu de leur entourage professionnel et amical, à la faveur de la trêve estivale.

Un lifting du visage et/ou du cou sera “ni vu ni connu” puisque grâce à l’été le rajeunissement sera mis sur le compte de vacances réussies et très reposantes — “tu as une mine superbe, ces vacances t’ont fait beaucoup de bien !”.

L’autre avantage est de pouvoir faire suivre l’intervention d’une période de repos plus longue et plus détendue. Cette période de repos accru permet de récupérer dans de très bonnes conditions et de maximiser la qualité des résultats. Par exemple, après une liposuccion, il est plus facile d’adopter un régime alimentaire léger en été qu’en plein hiver. Et ainsi de bien enclencher l’effet “booster” de la liposuccion sur l’amaigrissement.

De simples précautions faciles à prendre

Indépendamment des précautions post-opératoires propres à chaque intervention, quelle que soit l’intervention, la seule véritable contre-indication est l’exposition solaire. Que ce soit après un lifting ou une augmentation mammaire, après une liposuccion ou un traitement de la cellulite, il convient de rester à l’ombre et de ne pas exposer les cicatrices au soleil.

La chaleur estivale elle-même n’est plus un problème, par exemple après une liposuccion ou une lipolyse laser, puisque les vêtements de contention sont aujourd’hui disponibles en fibres textiles de type coolmax® à la fois légères et aérées.

Je constate que mes patientes qui profitent de l’été pour des actes de chirurgie plastique ou de médecine esthétique sont très satisfaites. Elles attaquent la rentrée détendues, bien dans leur peau, en ayant pris le temps de s’occuper d’elles.

Trouver un chirurgien esthétique ouvert en août à Paris

J’apprécie moi aussi de travailler dans l’ambiance plus calme et les plannings moins bousculés de l’été. Cette année je serai d’ailleurs à Paris pendant le mois de juillet et la plus grande partie d’août et les cliniques où j’interviens fonctionnent tout à fait normalement.

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Ma vocation, chirurgien plasticien

Je réalise que cela fait 20 ans que j’exerce le beau métier de chirurgien plasticien. Ce métier, c’est d’abord une vocation, et voici comment elle m’est venue. C’est au départ une histoire de transmission familiale, de père en fils, comme dans beaucoup de familles de médecins.

De père en fils

Chirurgien ORL de formation, mon père avait décidé de se spécialiser en chirurgie esthétique et s’était établi après avoir suivi une formation complémentaire. L’appartement où nous habitions était mitoyen de son cabinet professionnel.

Je me souviens que mon père participait à de nombreux congrès qu’il préparait le soir, après le dîner à la maison. Mon père aimait partager avec ses confrères ses techniques opératoires — c’est d’ailleurs lui qui a inventé la mise en place des prothèses mammaires derrière le muscle par une cicatrice dans l’aisselle dite “voie axillaire”, ainsi que la liposuccion du visage.

J’avais à peine une dizaine d’années à l’époque et je le regardais, fasciné, préparer ses présentations à l’aide de diapositives destinées à la projection sur grand écran (à l’époque, pas de photo numérique ni d’informatique…). Comme il me le demandait parfois, j’adorais l’aider à trier les diapositives, à les ranger dans les carrousels sans les faire tomber, dans le bon ordre et dans le bon sens ; parfois les présentations occupaient deux ou trois carrousels de 80 diapositives ! C’était un travail minutieux et je passais donc des heures avec lui dans son bureau, le soir ou le dimanche après-midi.

Il lui arrivait de m’expliquer l’opération qu’il allait présenter lors du prochain congrès. Je n’étais pas sûr de bien comprendre, mais j’étais subjugué et plein d’admiration pour son travail et pour moi, pas de doute, chirurgien plasticien c’était le plus beau métier du monde.

Découverte et révélation

C’est donc tout naturellement que, quelques années plus tard et le bac en poche, je m’inscrivais en médecine. Une fois le concours d’entrée réussi, jeune étudiant en médecine, mon père me proposa de l’accompagner au bloc opératoire — en tant qu’observateur.

Je me souviens encore aujourd’hui de ma première entrée en salle d’opération, équipé de mon “pyjama de bloc”, cheveux couverts, masque sur la figure et sabots de bloc aux pieds, tout un rituel que l’étudiant en deuxième année que j’étais découvrait. On entra ensuite dans la salle d’opération. Mon père avait déjà vu la patiente et réalisé les marquages pré-opératoires  dans sa chambre — pratique que j’ai gardée et que je préfère à celle d’autres chirurgiens qui font directement les marquages dans la salle d’opération, car je trouve cela plus confidentiel et moins stressant pour les patients. Il adressa un petit mot rassurant à la patiente et l'anesthésiste l’endormit.

Cet instant de l’endormissement est toujours un moment à part dans l’activité d’un bloc opératoire car tout le monde s'arrête de vaquer à ses occupations, de parler ; le calme se fait sentir autour de la patiente comme si une certaine sérénité devait régner à ce moment là.

J’ai tout de suite adoré cette atmosphère de travail si particulière du bloc opératoire, ce travail d’équipe autour du chirurgien (avec l’anesthésiste, l'infirmière de salle d’opération, l’aide opératoire) ; le rôle du chirurgien comme un chef d’orchestre qui commande et prend les décisions ; ce mélange de technicité, de concentration, de gestes précis, de complicité, puis de détente lorsque l’intervention touche à sa fin. Mon choix était fait : je serai chirurgien !

Internat en chirurgie plastique et réparatrice 

Après ma réussite au concours de l’internat et ma nomination d’interne des hôpitaux, j’ai appris mon métier dans les grands services hospitaliers de chirurgie plastique. Je découvrais alors la chirurgie réparatrice — un autre pan de ma spécialité : les grands brûlés, les graves traumatismes, la chirurgie de reconstruction après cancer du sein, aspects qui me passionnèrent également et me permirent d'élargir encore la pratique de mon métier.

Mes connaissances en anatomie et en technique chirurgicale ayant nettement progressé lors de mon internat, il m’est arrivé d’aider mon père au bloc, autant que mon emploi du temps le permettait. Je commençais ainsi à apprendre auprès de lui les techniques spécifiques à la chirurgie esthétique — prothèses mammaires, lifting, rhinoplastie — alors très peu pratiquées à l'hôpital.

Je l’accompagnais aussi dans des congrès dédiés à la chirurgie esthétique. Je réalisais l'intérêt d’assister à des présentations scientifiques et d’aller voir d’autres chirurgiens opérer. J’ai depuis toujours considéré comme indispensable, pour un chirurgien plasticien, d’améliorer constamment ses connaissances, ses techniques et de ne jamais cesser de progresser.

Mon métier, chirurgien plasticien

Après mon internat, je choisis de faire un assistanat de chirurgie plastique à l'hôpital de Montreuil où je restais deux ans et demi. A l’époque, l'hôpital de Montreuil était l’un des rares services hospitaliers où l’activité était essentiellement la chirurgie esthétique et où était organisé un congrès spécialisé auquel participaient les chirurgiens du monde entier. Grâce à cela, j’ai rencontré et pu aller visiter de nombreux chirurgiens étrangers et ainsi parfaire ma spécialisation en chirurgie esthétique.

La chirurgie plastique et esthétique est donc pour moi une vocation précoce qui s’est confirmée et enrichie pendant mes études de médecine et de chirurgie spécialisée. Au point que cette vocation, ce métier que j’aime (vidéo) font que je n’ai pas vraiment l’impression de travailler mais plutôt de pratiquer ma passion. Mon propre bonheur fait en quelque sorte écho à celui des patientes dont la chirurgie plastique et esthétique embellit la vie.

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Comment choisir son médecin pour des injections du visage réussies

Qu’il s’agisse de toxine botulique (Botox™) ou d’acide hyaluronique les produits de comblement et les techniques d’injections offrent aujourd’hui de nombreuses solutions pour corriger les stigmates du vieillissement du visage. Il reste alors à choisir son “injecteur”, la personne qui saura obtenir le meilleur résultat, le plus naturel, avec le maximum de sécurité et de confort lors des injections.

Les injections doivent (absolument) être pratiquées par un médecin spécialisé

Première règle, n’acceptez jamais de vous faire injecter par quelqu’un qui n’est pas médecin diplômé, reconnu et qualifié par l’Ordre des Médecins Français. N’acceptez jamais non plus de vous faire injecter un produit non résorbable ou à des coûts défiant toute concurrence. Ce sont des précautions de base.

Pour se faire faire des injections du visages il convient donc de choisir un médecin, de préférence spécialisé, qu’il soit dermatologue, médecin esthétique ou chirurgien plasticien.

Le visage est une région anatomique compliquée

Une injection n’est pas un acte anodin d’autant qu’il y a dans le visage des zones à risques. Pour prévenir les complications il est essentiel que l’injecteur ait une parfaite connaissance de l’anatomie de la face ; en particulier du trajet des nerfs et des vaisseaux du visage. 

Qu’un médecin esthétique ou un dermatologue ait approfondi sa connaissance de l’anatomie du visage, par exemple par une formation auprès d’un chirurgien comme celles que j’anime régulièrement, constituera, à mon humble avis, un “plus”.

se faire injecter par un chirurgien plasticien

En tant que chirurgien plasticien ayant l’expérience à la fois des injections et des liftings, je pense que pour injecter de façon optimale il faut très bien connaître et pratiquer l’anatomie du visage. Connaître ses compartiments graisseux multiples afin de respecter les membranes (septae) qui les séparent. Connaître le processus du vieillissement du visage, dû essentiellement aux modifications des tissus profonds plus qu’au relâchement de la peau. Connaître, pour les avoir étudiés et opérés, les volumes, les proportions, les formes du visage, tant sur le plan technique que du côté esthétique et artistique.

Injections du visage, des complications à éviter

Enfin et surtout le praticien, par sa connaissance de l’anatomie des vaisseaux de la tête et du cou, devra éviter de piquer ces vaisseaux et éviter ainsi des complications graves voire dramatiques. Des cas de cécité ont été décrits après injection d’acide hyaluronique dans les sillons naso-géniens (piqûre de l’artère faciale ou de l’une de ses branches). Des cas de nécrose de la peau du nez, provoquée par une injection dans la zone des rides du lion, ont également été décrits. Il y a donc un véritable enjeu.

En tant que chirurgien plasticien je pense avoir acquis une vision structurelle, profonde, analytique du visage vieillissant et être ainsi particulièrement qualifié pour pratiquer des injections réussies de rajeunissement du visage. Quels que soient le produit et la technique de comblement, qu’il s’agisse des rides du front et du haut du visage, ou des ridules et plis de la face et du cou, n'oublions pas que le praticien choisi reste, quelle que soit sa spécialité, le garant du bon usage des injections.

Injections du visage, le choix du chirurgien plasticien

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