Tout sur les implants mammaires et la simulation 3D

Les différents types d’implants mammaires

Prothèses mammaires en silicone

Ce sont aujourd’hui les prothèses les plus utilisées. De très nombreuses études scientifiques ont toutes démontré que le gel de silicone médical est inoffensif, il ne provoque ni cancer, ni maladie systémique (maladies auto-immunes ), c’est d’ailleurs le même gel qui est utilisé dans la chirurgie de reconstruction mammaire.

Depuis une dizaine d’années, les prothèses mammaires sont fabriquées avec une nouvelle génération de gel de silicone dit « cohésif », c’est-à-dire qu’il est plus dense. La membrane qui entoure le gel de silicone est elle-même plus solide. Le risque de dispersion du silicone consécutif à une rupture de la membrane est, de ce fait, très faible. La durée de vie de ces implants est plus longue qu’auparavant. Il n’est plus d’actualité de les changer tous les 10 ans comme on avait l’habitude de le dire.

Prothèses mammaires en polyuréthane

Il s’agit en fait d’une nouvelle génération de prothèses mammaires en silicone recouvertes d’une couche de polyuréthane. Ces prothèses utilisées au Brésil depuis plus de 10 ans ont fait leur apparition en France il y a 5 ans après de nombreuses études scientifiques.

Les avantages du polyuréthane sont d’empêcher le déplacement secondaire de l’implant et de diminuer le risque de formation de coques, même si ce risque est aujourd’hui très rare — la coque étant une induration du sein dûe à un rejet de la prothèse. Les implants en polyuréthane sont particulièrement intéressantes en cas de choix d’une prothèse de forme anatomique car le risque de rotation secondaire de la prothèse est nulle.

Prothèses mammaires au sérum physiologique

Il s’agit de prothèses dont l’enveloppe est en silicone mais le contenu rempli d’eau. Le problème majeur de ces prothèses est le dégonflement secondaire qui intervient dans un délai moyen de 5 à 8 ans. De plus l’eau n’ayant pas de consistance, ces prothèses font de nombreux plis, souvent palpables. Je n’utilise pas ce type d’implant.

Forme et volume des implants mammaires

Les prothèses peuvent être de forme rondes ou anatomiques — en forme de poire, et de profil haut, intermédiaire, ou bas. Les prothèses rondes ont un diamètre qui correspond à la fois à la hauteur et à la largeur du sein. Les prothèses anatomiques ont une variable de plus permettant de dissocier hauteur et largeur. Dans les deux cas, le choix de la projection (ou profil) de l’implant est possible (profil bas, intermédiaire, haut, extra haut). Le volume de l’implant est donc la résultante de toutes ces variables.

Le choix de la forme et du volume des implants mammaires n’est pas qu’une question d’envie, il y a des contingences liées à la morphologie de chaque femme : volume préexistant, forme du sein pré-existant, emplacement du sein sur le buste, forme du thorax. Par exemple, un sein situé bas sur un thorax long bénéficiera d’une prothèse anatomique qui permettra d’avoir une progressivité de la pente du sein et d’obtenir un résultat naturel.

L’utilisation de la simulation 3D permettra de choisir au mieux l’implant adapté et d’obtenir le bonnet et la forme souhaités par la patiente.

Avant…

Avant…

après, prothèses anatomiques pré-pectorales

après, prothèses anatomiques pré-pectorales

Simulation 3D de l’augmentation mammaire

Les progrès récents de la simulation 3D permettent aujourd’hui aux patientes de se faire une idée encore plus réaliste du résultat de leur implantation mammaire. Cette simulation 3D permet une visualisation précise et réaliste du « avant-après » l’augmentation mammaire.

On peut visualiser plusieurs possibilités en terme de taille de forme et de volume des prothèses mammaires. Je peux également montrer l’emplacement optimal de l’implant en fonction de la morphologie de la patiente et de la forme de son sein.

Grâce à la simulation 3D il est désormais possible, en concertation avec la patiente, de choisir la taille, la forme et la position des implants pour choisir et obtenir le résultat vraiment souhaité.